Si vous êtes arrivé jusqu’ici, c’est peut-être parce que l’anxiété prend un peu trop de place en ce moment. Peut-être que vous vous posez des questions, que certaines réactions vous surprennent, ou simplement que vous aimeriez mieux comprendre ce qui se passe.
Vous avez peut-être même déjà tapé dans Google : « Suis-je anxieux ? » ou « Qu’est-ce que l’anxiété ? » — ce qui, soyons honnêtes, est rarement une recherche que l’on fait juste pour le plaisir de sa culture générale.
Alors, si c’est votre cas, cet article est là pour vous aider à y voir un peu plus clair, sans vous noyer dans le jargon psychologique.
Nous allons commencer par voir ce qu’est réellement l’anxiété, comment elle peut se manifester, les différentes formes qu’elle peut prendre et, enfin, les facteurs qui peuvent contribuer à son apparition ou à son maintien.
Bref, on va essayer de comprendre un peu mieux ce qui se passe là-haut 🧠
🌱 Qu’est-ce que l’anxiété ?
Commençons par la base : qu’est-ce que l’anxiété, au juste ?
Pour faire simple, l’anxiété, c’est l’anticipation d’un danger futur et hypothétique.
Si vous avez déjà lu mon article sur les différences entre stress, anxiété et angoisse, vous connaissez déjà une bonne partie de l’histoire. Vous pouvez donc tranquillement passer à la suite et vous épargner un deuxième tour de piste.
Si ce n’est pas le cas, pas de souci : je vais quand même vous donner ici les grandes lignes, et vous pourrez aller faire un petit tour sur cet article plus tard si vous avez envie d’approfondir la différence entre ces trois notions.
On entend souvent parler de l’anxiété comme s’il s’agissait forcément d’un trouble. Pourtant, avoir de l’anxiété ne signifie pas que quelque chose « cloche » chez vous. C’est avant tout une réaction normale de notre organisme, qui nous permet d’anticiper un danger et de nous préparer à y faire face.
Elle fait donc partie de notre fonctionnement et, d’une certaine manière, elle nous veut plutôt du bien. Nous la ressentons tous, parfois même sans vraiment nous en rendre compte.
Prenons un exemple tout simple : vous êtes au volant et, soudain, une pluie torrentielle s’abat sur la route.
Vous ralentissez.
Vous n’avez même pas forcément eu le temps de vous dire :
« Bon, vu ce qui tombe, il va peut-être falloir que je ralentisse parce que je risque d’avoir un peu plus de mal à freiner. »
Votre cerveau a déjà repéré le danger et votre corps a pris les devants.
Et heureusement !
Parce qu’imaginez un instant un monde sans anxiété. Nous prendrions probablement des risques assez inconsidérés pour notre sécurité et celle des autres. Traverser une route sans regarder ? Pourquoi pas. Rouler à 130 km/h sous une pluie battante ? Après tout, ça passe peut-être.
L’anxiété a donc une véritable utilité : elle nous aide à repérer les dangers potentiels et à nous préparer à y faire face.
Le but n’est donc pas de la faire disparaître complètement. L’enjeu est plutôt de pouvoir retrouver un peu de souplesse lorsque l’anxiété prend trop de place.
Mais alors, à quel moment l’anxiété devient-elle problématique ? Et surtout, quand parle-t-on de trouble anxieux ?
À quel moment l’anxiété devient-elle problématique ?
Pour le dire simplement, on parle de trouble anxieux lorsque le radar à danger se dérègle et se met en alerte au moindre petit signal, un peu comme une alarme incendie qui se déclencherait dès qu’on fait griller une tartine.
Ce qui distingue donc une réaction anxieuse habituelle d’un trouble anxieux, c’est notamment sa fréquence et son intensité.
La fréquence : il est tout à fait compréhensible de ressentir une montée d’anxiété lorsque la pluie s’abat soudainement sur notre voiture. En revanche, lorsque cette vigilance s’installe et que l’on se met à surveiller chaque voiture, chaque virage, chaque freinage… même lorsque le ciel est dégagé et que la route semble parfaitement sûre, cela peut devenir particulièrement fatigant au quotidien.
L’intensité : de la même façon, ralentir lorsque la pluie commence à tomber est une réaction qui nous aide à rester en sécurité. Mais il peut être très éprouvant de ressentir une peur qui monte brutalement, le cœur qui s’emballe, l’impression de perdre le contrôle, jusqu’à voir surgir une pensée comme « Je vais mourir ! », alors qu’il ne s’agit finalement que de quelques gouttes sur le pare-brise.
En résumé :
Fréquence → le radar sonne beaucoup trop souvent, même lorsque tout va bien.
Intensité → le radar passe directement en alerte maximale pour un danger minime.
Le radar n’est pas forcément à jeter… il aurait simplement besoin d’un petit réglage.
🔄 Comment se manifeste l’anxiété ?
Mais les troubles anxieux ne s’arrêtent pas aux pensées. Ils ont également un impact sur nos comportements.
Après tout, comment agir autrement lorsque notre cerveau nous donne en permanence l’impression qu’il y a un danger à éviter ?
On peut alors observer deux grands types de comportements : l’évitement et le surcontrôle.
🏃 L’évitement : fuir ce qui fait peur
Parfois, l’évitement est parfaitement conscient : « Je ne vais pas à cette soirée parce que je sais que je vais être mal à l’aise. »
Mais il peut aussi être beaucoup plus discret, au point de passer presque inaperçu. Par exemple, avoir envie de prendre la parole en réunion, mais attendre systématiquement qu’un autre collègue parle à sa place, ou préparer tellement sa réponse qu’on finit par laisser passer son tour. Sur le moment, on peut simplement avoir l’impression de ne pas être prêt, de préférer attendre ou de ne pas avoir trouvé le bon moment… sans forcément faire le lien avec l’anxiété.
L’évitement peut ainsi prendre différentes formes :
🚪 L’évitement situationnel
Décliner une invitation, éviter de prendre les transports ou repousser un rendez-vous par peur de ressentir de l’anxiété.
💭 L’évitement des pensées
Remplir son emploi du temps au maximum pour ne pas avoir une minute de libre, mettre systématiquement la télévision ou un podcast dès qu’on se retrouve seul…
🍷 L’évitement par anesthésie
Chercher à mettre l’anxiété à distance en utilisant une substance pour ne plus ressentir ce qui se passe à l’intérieur : boire pour se détendre avant une soirée, consommer une substance pour calmer son anxiété, etc.
❤️ L’évitement des sensations corporelles
Éviter le sport ou les escaliers parce que l’accélération du cœur fait penser à une crise d’angoisse, ou éviter le café par peur des palpitations.
Mais fuir ce qui nous inquiète n’est pas la seule façon d’essayer de faire baisser l’anxiété. Lorsque l’évitement n’est pas possible, ou lorsque l’on cherche au contraire à être certain que tout se passera bien, on peut adopter une autre stratégie : essayer de tout contrôler.
🎛️ Le surcontrôle : vouloir tout maîtriser
À l’inverse de l’évitement, nous avons le comportement de surcontrôle. Ici, il ne s’agit plus de fuir le danger, mais au contraire de tenter de tout contrôler pour éviter qu’il ne survienne.
Et comme on ne peut malheureusement pas prévoir tous les dangers de la vie — même avec beaucoup de bonne volonté — cela peut rapidement devenir très envahissant.
Le surcontrôle peut aussi se manifester de plusieurs manières.
🔮 Anticipation des scénarios catastrophe
Imaginer à l’avance toutes les choses qui pourraient mal se passer et essayer de trouver une solution à chacune d’entre elles. Et comme les possibilités peuvent être infinies, notre cerveau peut rapidement se retrouver avec un sacré programme !
📚 Préparation excessive
Une fois tous ces scénarios imaginés, on peut chercher à se préparer à chacun d’entre eux. Relire son exposé encore et encore, préparer des réponses à toutes les questions possibles avant un rendez-vous ou emporter tout un attirail « au cas où » : l’objectif est d’avoir prévu suffisamment de choses pour ne jamais être pris au dépourvu.
🔍 Vérifications répétées
S’il est tout à fait normal de vérifier que le fer à repasser ou la plaque de cuisson est bien éteint avant de partir, le problème apparaît lorsque le doute ne disparaît jamais vraiment. On vérifie une fois… puis une deuxième « juste au cas où »… puis une troisième parce que « bon, je préfère être sûr ». Et voilà notre cerveau reparti pour un petit tour de vérification.
🔎 Recherche d'informations
Consulter plusieurs fois la météo, vérifier encore et encore un horaire ou rechercher ses symptômes sur Internet pour essayer d’obtenir la certitude que tout va bien.
🤝 Recherche de réassurance
Demander régulièrement à son entourage si tout va bien, si l’on n’a pas fait d’erreur ou si quelque chose de grave ne va pas arriver. « Tu es sûr que ça va aller ? », « Tu penses vraiment que je n’ai rien fait de mal ? », « Tu crois que cette douleur n’est rien de grave ? »… La réponse peut apporter un soulagement sur le moment, mais le doute finit souvent par revenir. Et avec lui, l’envie de demander à nouveau
❤️ Les symptômes physiques de l’anxiété
Lorsque notre cerveau détecte — à tort ou à raison — un danger, il ne se contente pas de produire des pensées anxieuses : tout notre corps se met en état d’alerte.
Le cœur peut accélérer, la respiration se modifier, les muscles se tendre… Bref, le corps se prépare lui aussi à faire face au danger.
Les manifestations physiques de l’anxiété peuvent être nombreuses et varier d’une personne à l’autre. On peut notamment observer :
❤️ Palpitations
💪 Tensions musculaires
💦 Transpiration
🤢 Nausées / troubles digestifs
🦵 Jambes en coton
✨ Fourmillements
🌬️ Respiration rapide
🤲 Tremblements
🔥 Bouffées de chaleur
🌀 Vertiges
👄 Bouche sèche
Et parfois, ces sensations physiques deviennent elles-mêmes une source d’inquiétude. On ressent son cœur s’accélérer et l’on pense : « Il y a quelque chose qui ne va pas. » Cette pensée augmente alors l’anxiété, ce qui peut accentuer les sensations physiques.
Et voilà comment peut se mettre en place un joli petit cercle vicieux.
💡 Un petit point important
Les symptômes physiques que nous venons de voir peuvent effectivement être liés à l’anxiété. Mais ils ne lui sont pas exclusivement réservés : certaines sensations peuvent aussi avoir d’autres causes.
Il est donc préférable de ne pas attribuer automatiquement un symptôme inhabituel à l’anxiété, surtout lorsqu’il est nouveau, persistant ou particulièrement important. Dans ce cas, en parler avec votre médecin permet simplement de faire le point et, si nécessaire, de rechercher une autre cause.
Et si un symptôme vous semble inhabituel ou particulièrement inquiétant, mieux vaut demander un avis médical plutôt que d’essayer de déterminer seul s’il s’agit « simplement » d’anxiété.
Cet article est là pour vous aider à mieux comprendre l’anxiété, pas pour poser un diagnostic.
🧩 Les différents troubles anxieux
Vous l’aurez compris, l’anxiété peut se manifester de nombreuses façons : dans nos pensées, dans nos comportements, mais aussi directement dans notre corps.
Mais toutes les anxiétés ne se ressemblent pas : elles peuvent prendre des formes bien différentes. Alors oui, cette partie va peut-être donner à l’article un petit air de manuel médical… mais il me semble quand même important de passer en revue les principaux troubles anxieux. Parce que comprendre ce qui se joue et mettre des mots sur ce que l’on vit, c’est aussi une première étape pour pouvoir agir dessus et trouver des pistes pour aller mieux.
👀 Anxiété sociale & agoraphobie
Commençons par deux troubles assez connus, mais souvent confondus : l’anxiété sociale et l’agoraphobie.
Et il faut dire que cette confusion est assez compréhensible : à première vue, les deux peuvent effectivement sembler assez similaires. Dans les deux cas, une personne peut ressentir une forte montée d’anxiété dans un espace rempli de monde, avec des symptômes physiques comme des palpitations, des tremblements, une sensation d’étouffement ou encore des vertiges.
Pourtant, ce n’est pas le même danger qui est redouté.
Anxiété sociale
C’est principalement le regard des autres qui est au cœur de la peur. La personne peut craindre d’être gênée, humiliée, rejetée ou jugée négativement. Elle peut alors être particulièrement attentive à ses moindres gestes, à ce qu’elle dit ou à la manière dont elle est perçue par les autres.
Agoraphobie
La peur porte davantage sur le fait de se retrouver dans une situation dont il serait difficile de s’échapper ou dans laquelle il serait compliqué d’obtenir de l’aide en cas de malaise ou de danger. La personne peut notamment craindre de faire une crise de panique, de s’évanouir, de ne pas pouvoir sortir ou de rester bloquée quelque part.
Alors, si vous ressentez des palpitations au milieu d’une foule, il peut être intéressant de vous demander ce qui vous fait réellement peur derrière cette sensation.
Prenons l’exemple du métro. Est-ce le regard des autres qui vous fait frémir ? Faites-vous attention à chacun de vos gestes ou de vos mots par peur d’être ridicule ou humilié ?
Ou est-ce plutôt la situation elle-même qui vous inquiète ? Anticipez-vous des scénarios catastrophe du style : « Et si le métro restait bloqué dans un tunnel pendant des heures ? Comment est-ce que je pourrais sortir ? Et si je faisais un malaise ? »
Même symptôme, mais pas forcément la même peur derrière.
🐍 Les phobies spécifiques
Ensuite, nous avons les phobies spécifiques.
Ici, l’anxiété est déclenchée par un élément bien précis, appelé objet phobogène. Il peut s’agir d’un animal, d’une situation, d’un objet ou encore d’un contexte particulier.
L’anxiété apparaît alors lors de la confrontation réelle ou anticipée avec cet objet. En dehors de ces situations, la personne peut tout à fait se sentir apaisée et ne pas ressentir d’anxiété particulière.
Pour autant, une phobie spécifique peut être plus ou moins handicapante selon l’objet phobogène et la place qu’il occupe dans notre quotidien.
Prenons l’exemple d’une personne qui a une peur intense des serpents. Si elle vit en ville et n’a que très peu de chances d’en croiser, cette phobie peut finalement avoir un impact assez limité sur son quotidien. À l’inverse, une personne qui a une peur intense des oiseaux peut être beaucoup plus gênée si elle vit dans une grande ville où elle est susceptible d’en croiser quotidiennement.
Elle peut alors commencer à modifier ses trajets, éviter certains lieux ou appréhender certaines sorties pour ne pas se retrouver confrontée à l’objet de sa peur.
La phobie peut donc être très intense sans être forcément très handicapante au quotidien : tout dépend aussi de la place qu’occupe l’objet phobogène dans notre vie.
😰 Les attaques de panique ou crises d’angoisse
Ensuite, nous avons l’attaque de panique, plus communément appelée crise d’angoisse.
Ici, il ne s’agit pas vraiment d’une anxiété diffuse qui s’installe dans le temps, mais plutôt d’une anxiété qui monte brutalement sous forme de crise. L’attaque de panique se caractérise par une montée soudaine et intense de peur ou de malaise, qui peut parfois sembler arriver complètement sans prévenir.
Pendant la crise, plusieurs symptômes physiques peuvent apparaître brutalement : palpitations, sueurs, tremblements, sensation d’étouffement, nausées, vertiges… À cela peuvent s’ajouter des pensées particulièrement angoissantes : la peur de mourir, de perdre totalement le contrôle ou même de « devenir fou ».
Et comme ces crises peuvent être particulièrement impressionnantes, il n’est pas rare qu’une autre peur apparaisse ensuite : la peur d’avoir à nouveau une crise.
La personne peut alors commencer à surveiller son corps, à interpréter la moindre sensation comme un signe annonciateur et à éviter certaines situations par crainte de ne pas pouvoir gérer une nouvelle crise.
C’est ce qu’on appelle l’anxiété anticipatoire : on n’a pas encore de crise… mais on commence déjà à avoir peur de la prochaine.
🌪️ Le trouble anxieux généralisé (TAG)
Et enfin, nous avons l’anxiété généralisée, que l’on appelle également trouble anxieux généralisé (TAG).
Elle peut être définie comme une anxiété persistante, accompagnée de préoccupations excessives et difficiles à contrôler.
Ce qui la distingue notamment des autres troubles anxieux, c’est que les inquiétudes ne se concentrent pas sur un seul sujet. Elles peuvent concerner plusieurs domaines de la vie : le travail, la famille, la santé, les finances, l’avenir…
Ces inquiétudes s’inscrivent dans la durée et reviennent de façon fréquente, généralement sur une période d’au moins six mois. Il ne s’agit donc pas simplement d’une période de stress liée à un événement ponctuel, mais plutôt d’un état anxieux qui s’installe progressivement dans le quotidien.
L’anxiété devient alors un peu comme un bruit de fond permanent : diffuse, installée et parfois présente même lorsque tout va bien.
Finalement, on pourrait presque résumer le TAG à cette petite phrase : « Et si… ? »
Une pensée qui s’invite un peu partout, y compris dans les moments où, objectivement, rien de particulier ne semble menacer notre tranquillité.
Vous êtes tranquillement installé dans votre canapé devant votre série préférée quand, soudain :
💭 « Et si quelque chose arrivait à mes proches ? »
Et une fois cette inquiétude apparue, une autre peut rapidement prendre le relais :
💭 « Et si j’avais oublié de faire quelque chose d’important ? »
Puis une autre encore… comme si le cerveau avait toujours une nouvelle raison de s’inquiéter.
Et voilà. Le cerveau vient de passer de « épisode 4, saison 2 » à « préparation mentale pour un événement qui n’a même pas encore eu lieu » en quelques secondes.
Le problème, c’est que ces inquiétudes peuvent finir par devenir tellement nombreuses et envahissantes qu’il devient difficile de profiter pleinement des moments où, objectivement, tout va bien.
Anxiété sociale, agoraphobie, phobies, attaques de panique ou anxiété généralisée : l’anxiété peut donc prendre des formes très différentes. Mais alors, qu’est-ce qui fait qu’elle apparaît ou qu’elle finit par prendre autant de place ?
🔎 D’où vient l’anxiété ?
Il n’existe pas une seule réponse à cette question. L’anxiété peut être influencée par de nombreux facteurs : notre tempérament, nos expériences personnelles, notre environnement ou encore certaines périodes de stress.
Un événement difficile, un changement important dans notre vie ou une situation particulière peuvent parfois déclencher une réaction anxieuse. Mais ce qui déclenche l’anxiété n’est pas forcément ce qui va ensuite la maintenir.
Certains mécanismes peuvent en effet contribuer à entretenir l’anxiété. Lorsque nous sommes anxieux, nous pouvons notamment avoir tendance à surestimer le risque ou la gravité d’un danger, tout en sous-estimant notre capacité à y faire face.
💭 « Et si je me trompais ? »
💭 « Et si ça se passait mal ? »
💭 « Je ne saurais pas gérer… »
Notre cerveau peut alors percevoir le danger comme plus probable ou plus important qu’il ne l’est réellement, tout en nous donnant l’impression que nous ne saurions pas y faire face.
Ces deux mécanismes peuvent alors se renforcer mutuellement : le danger paraît énorme et nos capacités à y faire face paraissent minuscules.
À cela peuvent s’ajouter l’évitement, le surcontrôle ou encore la recherche de réassurance que nous avons vus plus haut. Ils permettent souvent de faire baisser l’anxiété à court terme, mais peuvent paradoxalement contribuer à la maintenir sur le long terme.
C’est notamment sur ces mécanismes que les TCC peuvent travailler : apprendre à identifier certaines pensées anxieuses, à les examiner plus objectivement et à expérimenter progressivement de nouvelles façons de réagir.
💡 Un dernier point important
Si vous vous reconnaissez dans ce que vous venez de lire, sachez qu’il est tout à fait possible de se faire accompagner pour mieux comprendre et gérer son anxiété.
En tant que psychopraticienne spécialisée dans l’accompagnement de l’anxiété et formée aux TCC, je peux vous accompagner dans ce travail : comprendre les mécanismes qui entretiennent l’anxiété, travailler sur certaines pensées anxieuses, réduire les comportements d’évitement ou de surcontrôle et expérimenter progressivement de nouvelles façons de réagir.
En revanche, je ne pose pas de diagnostic médical et je ne prescris pas de traitement médicamenteux. Si vous vous interrogez sur vos symptômes, notamment lorsqu’ils sont nouveaux ou importants, il peut donc être utile d’en parler également avec votre médecin. Celui-ci pourra évaluer votre état de santé et rechercher si nécessaire une cause médicale.
Les deux démarches peuvent d’ailleurs être complémentaires : le médecin pour la dimension médicale, et la psychothérapie pour travailler sur les mécanismes psychologiques et comportementaux de l’anxiété.
Si vous souhaitez être accompagné dans ce cheminement, vous pouvez [prendre rendez-vous].
Rédigé par Flora Weng, psychopraticienne certifiée en thérapie comportementale et cognitive (TCC), spécialisée dans l’accompagnement de l’anxiété, de l’estime de soi et de la confiance en soi. Consultations en ligne.
